MM Bulgaria · Musée, collection et mémoire historique

MM Bulgaria

Musée privé · Collection historique · Bulgarie

Tenue civile complète du Tsar Ferdinand 1er de Bulgarie de la période d'exil

Description

Tenue civile complète du Tsar Ferdinand 1er de Bulgarie de la période d'exil

Description historique

Tenue civile complète du Tsar Ferdinand 1er de Bulgarie.

Période d'exil ( 1918-1948 )

À la suite de la défaite de la Bulgarie lors de la Première Guerre mondiale, le tsar Ferdinand Ier abdique le 3 octobre 1918 en faveur de son fils Boris III. Contraint de quitter son royaume, il trouve refuge à Cobourg, en Allemagne, berceau de sa famille, où il passe l'essentiel des trente dernières années de sa vie. Durant cette longue période d'exil, l'ancien souverain abandonne les responsabilités politiques pour se consacrer à ses passions : l'ornithologie, la botanique, l'entomologie et les voyages scientifiques. Naturaliste reconnu, membre de plusieurs sociétés savantes européennes, il entreprend de nombreuses expéditions en Afrique, en Égypte et en Amérique du Sud, enrichissant ses collections scientifiques et celles du musée d'histoire naturelle de Cobourg.

L'ensemble présenté se compose d'un ample manteau civil gris-bleu, agrémenté d'un imposant col de fourrure brune, et d'un chapeau noir en feutre. Cette tenue, attribuée à Ferdinand Ier et conservée comme un témoignage vestimentaire de ses années d'exil, illustre le mode de vie d'un souverain déchu qui conserva les usages et l'élégance de l'aristocratie européenne. La reproduction du visage, réalisée par le modeleur alsacien François-Xavier Huet dans l'esprit des figures du musée Grévin, restitue les traits caractéristiques du souverain vieillissant : barbe blanche en pointe, moustache relevée et petites lunettes rondes. Ferdinand Ier s'éteint à Cobourg le 10 septembre 1948, à l'âge de 87 ans, sans avoir revu la Bulgarie.

Cet ensemble constitue un témoignage de la vie privée d'un personnage majeur de l'histoire européenne, au-delà de son rôle politique et militaire

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Tenue civile originale de la période d'exil (1918-1948)
1. Description de la tenue
L'ensemble présenté évoque l'élégance aristocratique d'Europe centrale durant la première moitié du XXe siècle. Il se distingue des uniformes militaires et des tenues d'apparat habituellement associés à Ferdinand Ier. Il témoigne d'une autre facette du souverain : celle d'un homme vieillissant, ayant quitté le pouvoir mais conservant les habitudes vestimentaires de son rang. Le manteau ; La pièce principale est un ample manteau civil de couleur gris-bleu foncé, descendant jusqu'aux chevilles. Sa coupe présente plusieurs particularités : Une silhouette très ample, destinée à envelopper le corps. Des épaules tombantes. Des manches larges, rappelant celles des manteaux à pèlerine.
Une ouverture centrale sur toute la hauteur du vêtement. Un tissu épais en drap de laine. Une longueur importante, caractéristique des vêtements d'extérieur masculins de cette époque. Cette coupe évoque les grands manteaux de voyage ou de promenade portés par les hommes des milieux aisés en Europe centrale. Le vêtement présente une silhouette presque enveloppante, à mi-chemin entre le manteau traditionnel et la cape. Le grand col de fourrure : Il constitue l'élément le plus spectaculaire de cette tenue. Une imposante garniture de fourrure brune recouvre les épaules et descend largement sur la poitrine. Sa disposition forme un grand col châle prolongé en pointe sur le devant. La fourrure apporte une dimension à la fois pratique et esthétique : elle protège du froid tout en donnant au vêtement une allure particulièrement distinguée. Ce type de garniture était apprécié dans les milieux aristocratiques et les grandes familles d'Europe centrale. Le chapeau ; Le personnage porte un chapeau noir en feutre, à calotte relativement haute et arrondie, entourée d'un ruban noir. Son bord légèrement relevé sur les côtés lui confère une silhouette élégante. Ce couvre-chef appartient à la famille des chapeaux de feutre masculins portés durant les premières décennies du XXe siècle. Il contribue à donner au personnage une apparence très caractéristique de la bourgeoisie et de l'aristocratie germanique de l'entre-deux-guerres. Les accessoires ; Sous le manteau apparaissent une chemise blanche et une cravate sombre. Les chaussures noires, d'une grande sobriété, complètent l'ensemble. Ces différents éléments renforcent le caractère civil de la tenue, très éloigné des représentations officielles du souverain en uniforme. Il conviendra néanmoins de distinguer, dans un éventuel inventaire, les pièces vestimentaires authentiquement attribuées à Ferdinand Ier des accessoires éventuellement ajoutés pour la présentation.

2. Ferdinand Ier : trente années d'exil (1918-1948). L'intérêt de cet ensemble réside aussi dans la période historique à laquelle il se rattache. L'abdication du 3 octobre 1918. Né le 26 février 1861 à Vienne, Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha devient prince de Bulgarie en 1887, puis prend le titre de tsar après la proclamation de l'indépendance du pays en 1908. Son règne est marqué par la modernisation de la Bulgarie, mais également par les guerres balkaniques et la Première Guerre mondiale. En 1915, la Bulgarie entre en guerre aux côtés des Empires centraux. La défaite militaire de septembre 1918 entraîne une grave crise politique. Le 3 octobre 1918, Ferdinand abdique en faveur de son fils Boris III. Quelques jours plus tard, il quitte définitivement la Bulgarie. Il ne devait jamais y revenir. 1918-1948 : une nouvelle vie à Cobourg ; Ferdinand trouve refuge à Cobourg, en Bavière, ville étroitement liée à ses origines familiales. Il arrive à Cobourg le 7 octobre 1918 et s'installe notamment au Bürglaßschlösschen, une résidence également connue sous le nom d'Augusten-Palais. Il y retrouve un environnement culturel et aristocratique familier. Bien qu'ayant perdu son trône, Ferdinand conserve pendant une grande partie de son exil un mode de vie relativement confortable. Il participe à la vie culturelle locale, soutient plusieurs institutions et entretient des relations avec les milieux scientifiques européens. Il apporte notamment son concours à des écoles, à des établissements religieux, au théâtre de Cobourg et au musée d'histoire naturelle de la ville. Un souverain passionné de sciences naturelles ; C'est probablement l'aspect le plus remarquable de sa vie après 1918. Ferdinand Ier était un véritable passionné d'ornithologie, de botanique et d'entomologie. Son intérêt pour la nature remontait à sa jeunesse et ne constituait pas simplement une occupation destinée à meubler sa retraite. Il possédait de solides connaissances scientifiques et entretenait des relations avec plusieurs sociétés savantes. Durant son exil, il consacre beaucoup de temps à l'étude des oiseaux, des plantes et des insectes. Il entretient des collections d'histoire naturelle et contribue à enrichir les collections du musée de Cobourg. Son activité scientifique est suffisamment reconnue pour que la revue britannique Nature lui consacre, dès octobre 1948, une notice nécrologique soulignant le sérieux de ses travaux en ornithologie, botanique et entomologie. De nombreux voyages scientifiques ; Malgré son âge, Ferdinand continue de voyager pendant l'entre-deux-guerres. Ses déplacements ne sont plus ceux d'un souverain en exercice, mais ceux d'un aristocrate cultivé, collectionneur et naturaliste. Parmi ses voyages les plus importants figurent : 1927 - Égypte. Voyage et observations naturalistes. 1927-1928 - Amérique du Sud. Voyage à travers plusieurs pays, étude de la faune et de la flore. 1929 -Afrique orientale et équatoriale. Observations ornithologiques et naturalistes. 1931 - Égypte. Nouveau séjour. 1933 - Afrique. Grand voyage scientifique sur les traces du naturaliste Alfred Brehm. En 1933, Ferdinand a déjà 72 ans. Malgré des problèmes de santé, il entreprend encore un voyage de trois mois en Afrique. De ses expéditions, il rapporte des collections de plantes et d'oiseaux destinées notamment à ses collections personnelles et aux institutions scientifiques de Cobourg. Ce grand manteau civil illustre parfaitement cette dimension du personnage : celle du voyageur, du naturaliste et du souverain retiré de la vie politique. Il faut toutefois rester prudent : sans photographie ancienne montrant Ferdinand portant ce manteau précis, il n'est pas possible de l'associer formellement à l'un de ses voyages. Les dernières années (1939-1948). La Seconde Guerre mondiale constitue une nouvelle période difficile dans l'existence de Ferdinand. De 1941 à 1944, il séjourne notamment à Sväty Anton, dans l'actuelle Slovaquie. Il regagne ensuite Cobourg, où il assiste aux bouleversements politiques et familiaux des dernières années de sa vie. En 1943, son fils Boris III meurt à l'âge de 49 ans. En 1944, son autre fils, le prince Cyrille, est arrêté en Bulgarie. Il est exécuté en février 1945. En septembre 1946, la monarchie bulgare est abolie et son petit-fils Siméon II perd son trône. Ferdinand termine ainsi son existence dans un monde profondément transformé, ayant assisté à la disparition du régime monarchique qu'il avait contribué à établir. Il meurt à Cobourg le 10 septembre 1948, à l'âge de 87 ans. Il est alors inhumé dans la crypte de l'église Saint-Augustin de Cobourg. Ses restes seront finalement transférés en Bulgarie en mai 2024.
3. La reproduction du visage par François-Xavier Huet. La présentation associe la tenue originale à une restitution sculptée du visage de Ferdinand Ier. Cette tête, réalisée par le modeleur alsacien François-Xavier Huet, s'inscrit dans la tradition des figures hyperréalistes de type musée Grévin. Les photographies permettent d'apprécier plusieurs éléments du travail de reconstitution. Le visage ; Le personnage est représenté à un âge avancé, ce qui correspond à la période de son exil. Le modelage présente un visage aux traits marqués, avec des rides notamment visibles sur le front et autour des yeux. La carnation légèrement rosée renforce l'impression de réalisme. La barbe et la moustache : Ce sont deux éléments essentiels de la physionomie de Ferdinand Ier. La barbe blanche est longue, fournie et taillée en pointe. La moustache, également blanche, est particulièrement travaillée, avec des extrémités recourbées vers le haut. Cette pilosité soigneusement entretenue contribue fortement à l'identification visuelle du souverain. Les lunettes. De petites lunettes rondes, à monture métallique dorée, complètent le portrait. Elles renforcent l'image du souverain vieillissant et du naturaliste érudit. L'ensemble offre ainsi une représentation très différente des portraits officiels de Ferdinand Ier en grand uniforme. La confrontation entre les vêtements anciens et le visage reconstitué permet de restituer une silhouette historiquement évocatrice.


Exposée au MM Park France

Expo. " Au service de Ferdinand 1er "

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